Marion Hermant

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Dogora

Dogora est une œuvre musicale pour chœur mixte, chœur d’enfants et orchestre. Composée en 2000 par Etienne Perruchon, elle est écrite dans un langage imaginaire et retrace l’histoire du peuple Dogorien.

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Orchestre l’Echo de la Tournette

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Octobre 2017

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Dogora est une oeuvre purement émotionnelle. C'est la musique qui donne sens à l'oeuvre, le texte étant incompréhensible."

Le mot du compositeur :

“Ces chants sont écrits dans une langue imaginaire, le “Dogorien”, conçue pour leur donner un immense réalisme, faisant appel à des procédés quasi syntaxiques mais parfaitement imaginaires. Dogora est une oeuvre purement émotionnelle. C’est la musique qui donne sens à l’œuvre, le texte étant incompréhensible. J’ai toujours été attentif au rapport entre le texte et la musique. La musicalité des mots m’importe, elle induit un sens à elle seule. C’est pourquoi, après avoir travaillé sur des chansons avec des paroliers, sur des contes mis en musique et sur bien d’autres choses, j’ai fini par inventer un langage imaginaire qui regrouperait toutes les influences vocales européennes au sens le plus large du terme. Je me suis inspiré de toutes les consonances pour générer un langage imaginaire, un “trompe-l’oreille”. La mélodie des mots devait être si forte qu’elle donnerait un sens aux phrases. J’ai construit des refrains, des couplets, des leitmotive qui reviennent comme des mots-clés pour former un discours cohérent qui puisse se lire comme un vrai langage. Le Dogorien permet aux chanteurs et aux auditeurs de toutes confessions et de toutes cultures de mettre un sens personnel et universel à ces chants.”

C’est après avoir vu le documentaire de Patrice Leconte que cette illustration m’est venue. Ce film, totalement subjectif et impressionniste, juxtapose des séquences tournées au hasard des rencontres du réalisateur au Cambodge. Les séquences avec des enfants m’ont beaucoup marquées, certainement parce qu’elles m’ont remémorées mon voyage au Burkina Faso et les rencontres que j’y ai faites. 

Ces enfants, en ombres chinoises, nous invite à entrer dans l’œuvre. Deux heures de musique où seule l’émotion compte. Aucun jugement, aucune appartenance, aucune origine… Mais une célébration musicale à la justesse déconcertante.